L’industrie automobile passe à la vitesse supérieure

vendredi 26 avril 2019 Protolabs

Actuellement, les acteurs du secteur automobile sont préoccupés par le déclin prononcé des ventes de berlines au profit des SUV et des grands pick-up (Ford a récemment annoncé la disparition progressive de toutes ses berlines) et par le développement continu des voitures autonomes. Mais au-delà de ces phénomènes qui font les gros titres, nous avons remarqué quelques tendances insolites qui émergent en silence dans le secteur automobile. Comme tous les fournisseurs de fabricants d’équipements d’origine et autres acteurs du secteur, nous pensons qu’il est important de suivre ces évolutions.

Chaine de montage automobile
Certains experts estiment que les principaux constructeurs automobiles pourraient se tourner vers la fabrication en sous-traitance pour des sociétés de haute technologie comme Apple ou Uber. Photo : Fortune.com

Constructeurs automobiles ou sous-traitants ?

Le site Arstechnica.com s’est récemment demandé si la sous-traitance telle qu’elle se pratique pour la commercialisation de l’iPhone pourrait à terme s’appliquer au secteur automobile.

Cela aura du sens si les constructeurs traditionnels comme Ford, General Motors ou encore Fiat Chrysler Automobiles (FCA) acceptent de fournir leurs services pour construire ou assembler des voitures conçues par des sociétés comme Apple, Uber ou Waymo/Google, affirme Bryan Reimer, chercheur au laboratoire AgeLab et codirecteur du New England Transportation Center au MIT.

En fait, ajoute Reimer, des fabricants d’équipements d’origine proposent déjà des services de sous-traitance, mais le phénomène reste limité. FCA fournit la plateforme de la flotte de véhicules autonomes de Waymo — 62 000 monospaces Chrysler Pacifica ont été commandés par Waymo pour son service de transport autonome à la demande. En d’autres termes, comme le souligne l’article, la construction de véhicules semble bien plus difficile que leur conception.

L’incidence de l’impression 3D sur la fabrication automobile

Si l’industrie automobile est en pleine croissance, des défis économiques et environnementaux incitent ce secteur à repenser son fonctionnement. Les constructeurs automobiles cherchent de nouvelles manières d’améliorer la production sans compromettre la qualité, tout en réduisant les coûts et les taux de rebut.

Comme un blog sur la fabrication additive le signalait il y a peu, « parmi les diverses technologies actuellement étudiées dans cette optique (par le secteur automobile), les procédés d’impression 3D ont retenu l’attention des chefs de file de l’industrie ». L’article affirme que l’impression 3D (ou fabrication additive) « révolutionne » le secteur automobile de multiples façons. Elle permet notamment :

  • de créer des prototypes de manière rapide et économique ;
  • de personnaliser les véhicules grâce à des pièces sur mesure ;
  • de contribuer à restaurer des modèles anciens ;
  • d’améliorer la gestion de la chaîne logistique.

L’électronique automobile : une ascension continue

Selon certaines estimations du secteur, plus de 40 % des mécanismes embarqués dans un véhicule reposent à présent sur l’électronique. Cette proportion va probablement augmenter avec l’arrivée d’innovations et de nouveaux développements de produits.

Dès lors, il n’est guère surprenant que le secteur de l’électronique appliquée à l’automobile soit en pleine expansion. Le seul segment du divertissement dans l’automobile devrait générer plus de 80 milliards de dollars d’ici à 2024. Les dépenses en matière de systèmes de divertissement embarqué, comme les lecteurs de MP3, les dispositifs destinés aux passagers, les services de navigation, la radio satellitaire et autres fonctions de communication vont sans doute contribuer à la croissance du marché de l’électronique pour l’automobile. S’y ajoutent des innovations telles que les suspensions actives électriques, les groupes motopropulseurs pour véhicules électriques, les systèmes d’aide à la conduite, etc.

La légèreté reste la clé

Même si l’administration Trump envisage de geler ou d’annuler certaines exigences en matière de consommation énergétique, la plupart des acteurs de l’automobile perçoivent la poursuite de ces contraintes réglementaires comme inéluctable. Ainsi, le recours à des matériaux permettant d’alléger les véhicules — comme l’aluminium, l’acier à haute résistance et le magnésium, dotés d’un excellent rapport poids-résistance — va se poursuivre. Dans ce domaine, les constructeurs automobiles se concentrent sur la réduction de la masse d’un véhicule et l’utilisation de différents matériaux légers pour la fabrication de pièces, comme le plastique pour les pare-brise, la fibre de carbone pour les châssis et la mousse d’aluminium pour les pare-chocs.